dimanche 4 juillet 2010

Télérama : "Avec nos morts, avec nos mots”

Si vous avez raté la sortie de Télérama le 22 mai 2010, retrouvez ici l'article sur les écrivains haïtiens, invités au festival Etonnants voyageurs à Saint-Malo.

"Quand la bête eut fini de hurler, alors que les pans de murs étaient déjà partis, je me suis aperçu que les livres étaient encore debout". Frankétienne.

Lire l'article sur telerama.fr

mercredi 23 juin 2010

Foire aux livres d'occasion, dimanche 27 juin

L’association Aide et Action en Isère organise le dimanche 27 juin de 10h à 18h, salle Boris Vian à Crolles, une foire aux livres d’occasion où vous pourrez trouver à très bons prix des livres pour enfants, des BD, des guides de voyage, des biographies, des romans... et aussi de l'artisanat haïtien.


Les gains seront reversés pour le projet NAP VANSE ("nouveau départ" en créole) pour la reconstruction en Haïti. 

Entrée gratuite, enfants accueillis.


Pour tous renseignements : 04 76 52 31 95 ou suzanne.krakowiak @ wanadoo.fr
Aide et Action : www.aide-et-action.org


vendredi 14 mai 2010

Concert pour Haïti le vendredi 28 mai à Saint Egrève

Lieu: Eglise Saint Christophe de Prédieu, Saint Egrève.
Heure: à 20h30.
Au profit de VOAM et d'un orphélinat (AEH).

Témoignages sur Haïti.

Bonjour,

Vous trouverez ci-joint un courriel adressé par 2 membres de Coeur de Haïti, association bourguignonne dont Ass'Hum est partenaire sur de nombreux projets à Port-au-Prince, Verrettes et Jacmel. Ils sont partis il y a quelques jours pour Haïti... Leurs impressions sont malheureusement saisissantes. A la lecture de ces quelques lignes, nous comprenons la nécessité de poursuivre notre engagement pour ce pays.

Amicalement,


Association ASS'HUM
53, rue de la Vivaraize
F42100 Saint-Etienne
www.asshum.org
email@asshum.org


Chers amis,



Voici quelques nouvelles de Haïti. Nous sommes bien arrivés, sans encombres mais avec quelques heures de retard !


Nous pensions voir le pire en arrivant en Haïti, mais nous étions loin d’imaginer que le pire était à ce niveau ! Certains quartiers ont été entièrement détruits alors que d’autres semblent avoir ignoré le séisme du 12 janvier. Le pire c’est qu’il y a encore des dizaines de corps sous les décombres et que faire pour les extraire de là ? Impossible à main nue ce sont des tonnes de béton, de blocs, de gravas sur plusieurs mètres de haut qu’il faut dégager. La promiscuité des rues empêche les engins mécaniques d’y accéder. Les gens semblent s’être fait une raison de vivre à coté de ces cimetières de béton !



Il faut vivre coûte que coûte et la vie reprend le dessus. Des dizaines et des dizaines de commerces jonchent les trottoirs de Port au prince déjà encombrés par des tas immenses de gravas, par les détritus qui s’amoncellent, par les dizaines de tentes ou abris de fortunes.

Les odeurs de plastique brûlé que l’on sent habituellement en Haïti sont masquées par les odeurs insupportables d’urines, d’égouts auxquelles se mêlent, de temps à autres des odeurs de décomposition.

Au hasard d’une rue, nous apercevons de gros tractopelles afférés à déblayer un bâtiment effondré. Pourquoi celui-ci ? Quels sont les critères de choix ? L’ampleur de la tâche est tellement immense que cette question nous est venue naturellement. Certains bâtiments sont debout, droits et fières comme pour montrer qu’ils ont résistés, à l’image du grand bâtiment de la « Digicel» (Opérateur téléphone mobile) alors que leurs voisins d’à coté se sont littéralement effondrés. Les dalles de béton de chaque étage sont empilées les unes sur les autres comme un gigantesque mille feuille, on imagine facilement l’horreur des pauvres gens qui sont restés dessous pendant des heures avant d’être dégagés ou de mourir. D’autres bâtiments paressent intactes de l’extérieur alors qu’ils sont totalement inhabitables.

Depuis notre arrivée trois secousses ont été ressenties ce qui crée des situations de panique. Nous n’avons pas été témoin de ces situations mais beaucoup nous en parle et nous conseille très vivement de ne pas dormir dans des maisons en béton. Une véritable phobie du béton règne sur Port au Prince.

Le champs de mars (à coté du palais présidentiel) et devenu un gigantesque camping de plusieurs milliers de tentes et d’abris serrés les uns contre les autres. Une véritable micro société s’est créée dans ce camping provisoire qui risque d’être de longue durée. On imagine là aussi l’horreur d’une telle promiscuité empêchant toute vie familiale et intime.



Notre mission se déroule sans encombre malgré cette vision de Port au Prince bombardé. Fort heureusement nous n’avons pas encore subit de pluies tant redoutées en Haïti hormis quelques averses en fin d’après midi. Les médicaments ont été très appréciés ainsi que le matériel (ciseaux, béquilles, pinces…).



Nous sommes à Verrettes, la vie semble suivre son cours habituel sauf que la population a sensiblement augmenté à cause du séisme. Nous quitterons Verrettes dimanche pour aller directement sur Jacmel ou la plus grosse partie de notre mission reste à faire.



Nous vous donnerons plus de détails concernant nos programmes et notre mission dans un prochain mail lorsque tous les éléments seront rassemblés.

Amitiés à vous tous, nous vous embrassons et pensons à vous bien fort.



Viviane et Jean-Pierre

Reportages de Radio France sur Haïti.

Cliquez ci dessous:

http://www.france-info.com/chroniques-l-invite-de-18h15-2010-05-13-didier-le-bret-ambassadeur-de-france-a-haiti-une-lente-deterioration-441603-14-451.html

lundi 22 mars 2010

Petit récapitulatif (non exhaustif) de la solidatiré avec Haïti.


-17 janvier dons de 330€ à la Fondation de France (100€ Casomi, 100€ Afodomi, 100€ Amicale antillaise, 30€ Racine),
-17 janvier Messe à Saint Martin d’Hères,
-23 janvier Rassemblement au Parvis des Droits de l’Homme de Grenoble,
-30 janvier Marche silencieuse avec dépôt de gerbe au parvis des Droits de l’Homme,
-7 février Messe à Saint Martin d’Hères avec Collecte de dons,
-21 février Concert à l’Eglise de Seyssins,
-5 mars Concert à Eybens,
-13 mars Soirée portée par le CASOMI avec la collaboration des Associations antillaises AAI-AFODOMI, des Haïtiens et des bénévoles à Echirolles,
-14 mars Intervention de Domingue dans une église de Grenoble ,
-14 mars Concert à Villard Bonnot,
-14 mars Réunion avec un groupe latino-américain pour le lancement de projets en faveur d’Haïti,
-19 mars Concert à la salle Olivier Messiaen de Grenoble ,
- 20 mars Journée à Autrans,
- 20 mars Soirée de soutien organisée par Danousta (du Comité) avec des jeunes,
- 1er avril Concert organisé par Jean-Robert Clermont et l’Association « La portée de tous » à Gières,
- 2 avril Danses du monde pour Haïti à l’AGORA de Saint-Ismier.
- 30 avril Concert à la Terrasse à 20h30, Eglise de Saint Aupre , Tel:04.76.08.00.56
-2 mai Intervention de Léon à l’église du Sacré Cœur de Grenoble,
- 28 mai Concert à Saint Egrève au profit de VOAM et d’un orphélinat en Haïti (AEH),
-26 février 2011 Soirée de bilan du CASOMI et du Comité au Prisme de Seyssins,

mardi 9 mars 2010

Fred, Haiti et la soirée du 13 mars 2010 à Echirolles.

12 Janvier 2010 un séisme de magnitude 7,2 sur l’échelle de Richter, ravage la République d’Haïti, partie Ouest de l’île d’Hispaniola.
Ayiti, Quisqueya, Bohio de son nom indigène, fut la perle des Antilles au cours de son histoire coloniale.

Ce séisme nous renvoya en pleine face une réalité effarante : le pays le plus pauvre de la zone Caraïbes, l’un des plus pauvre de la planète !
La première réaction ne fut pas cartésienne. Comme bon nombre de gens, on s’est posé la question de savoir s’il n’y avait pas une malédiction qui planait sur ce pays, sur ce peuple qui a forgé son histoire dans le sang, le prix d’une indépendance arrachée par les armes.

1er janvier 1804, l’indépendance est proclamée, Haïti premier pays issu de l’esclavage, première république Noire. Haïti « manman libèté » !
Hélas de cet instant historique à nos jours, ce sont 206 ans d’instabilité politique, dictature, occupation, catastrophes qui forgeront cet Etat démuni que nous connaissons.

Non, l’histoire d’Haïti ne repose pas sur la malédiction ! c’est le fait de despotes et de politiques inadaptées.

80% des haïtiens vivent en dessous du seuil de pauvreté, 54% dans la pauvreté la plus totale. L’inflation est élevée, le chômage atteint 65% de la population active ; 1,9 million de personnes sont sous-alimentées. La dette extérieure est évaluée à 630 millions d’euros. Un pays qui a faim, dont la déforestation ne la met pas à l’abri de terribles fléaux naturels.

Alors ce séisme d’une ampleur considérable a fait plus 200.000 victimes, il a placé le pays sous les feux de la rampe, engendrant un élan de générosité, de fraternité mondial.

L’Etat français a par exemple promis une aide de 326 millions d’euros .
L’ONU a récolté auprès de particuliers et d’entreprises 118 millions de dollars.
Du monde entier, de tous les Etats, les aides convergent vers ce pays qui doit être reconstruit, vers la population qui doit être nourrie, soignée, relogée. Une reconstruction qui coûtera selon une estimation, 14 milliards de dollars.
Depuis cette sinistre date, des initiatives sont prises en France un peu partout, notamment de la part d’associations.

Ainsi à Grenoble, le CASOMI (Comité d’Action Sociale des Originaires d’Outre Mer de l’Isère) et les associations Antillo-guyanaises et Réunionnaises organisent une soirée « Solidarité Haïti » le samedi 13 Mars à partir de 21H au Jardin des Hespérides à Echirolles.Une soirée en collaboration avec les membres de la diaspora Haïtienne et dont les bénéfices seront entièrement reversés à deux associations caritatives qui oeuvrent pour Haïti.
Il s’agit de VOAM (Voyé Ayiti Monté) association qui, depuis 15 ans mène des actions concrètes sur le terrain et, « Ensemble pour Haïti » association qui existe depuis 2 ans et qui collabore avec les Pères St Jacques installés en Haïti depuis 150 ans.
La présence du plus grand nombre est souhaitable en vu d’un élan de fraternité autour « d’Haïti chérie », le peuple qui pleure, chante et danse.


Girier Dufournier Fred